Chercheur principal
Éric Boilard
Centre de Recherche du CHU de Québec-Université Laval, et le Centre Arthrite de l’Université Laval
Projet de 544 469 $ sur 2.5 ans
- Soutenu par le CQDM par l’entremise du :
Ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec (MEIE) - Et un partenaire de cofinancement :
– SPM Thérapeutiques inc.
Le projet en détails :
Défi
Le lupus érythémateux systémique (LES) est une maladie auto-immune chronique où le système immunitaire attaque ses propres tissus, provoquant inflammation et lésions tissulaires. Le LES touche environ 1 personne sur 1 000, principalement des femmes. Il n’existe actuellement aucun traitement curatif, et des complications comme la néphrite lupique peuvent altérer la fonction rénale. Les traitements actuels peuvent soulager les symptômes, mais échouent souvent à obtenir une rémission complète et peuvent entraîner des effets secondaires graves, notamment une immunosuppression. Il est donc urgent de développer des thérapies plus sûres et plus efficaces pour améliorer les résultats chez les patients.
Solution
Le LES est fortement associé à une incapacité de certaines cellules immunitaires à éliminer les débris cellulaires provenant des cellules mortes, ce qui entraîne auto-immunité et inflammation. La maresine-1 (MaR1) est un médiateur anti-inflammatoire endogène qui favorise l’élimination des débris cellulaires et la résolution de l’inflammation. Ainsi, l’équipe de recherche, en collaboration avec SPM Therapeutics, a émis l’hypothèse que la MaR1 pourrait améliorer, voire traiter le LES sans les effets secondaires des médicaments anti-inflammatoires conventionnels. Ce projet propose de développer des formulations innovantes d’un composé dérivé de la MaR1 et d’étudier leur stabilité, pharmacocinétique (PK) et efficacité dans des modèles cellulaires et animaux du LES.
Réalisations prévues/Retombées
Le projet vise à fournir des formulations optimisées de composés dérivés de la MaR1 prêtes pour un développement préclinique formel, ouvrant la voie à des options de traitement plus sûres, efficaces et auto-administrées pour le LES. Cela améliorerait non seulement la qualité de vie des patients, mais établirait également une plateforme thérapeutique basée sur les maresines applicable à d’autres maladies inflammatoires et auto-immunes. Au-delà des publications scientifiques et des dépôts de brevets, la collaboration permettra à SPM Therapeutics de faire progresser des candidats prometteurs vers des essais cliniques et de renforcer l’écosystème des sciences de la vie au Québec.