MICKEY BHATIA

Utilisation du sang de patients pour développer une plateforme neuronale sensorielle évaluant les nouveaux traitements de la neuropathie

 

Concours : Programme EXPLORE 2015
Financement : 300 000 $ / 2 ans
Début : Avril 2016

La chimiothérapie est un traitement anticancéreux salvateur, mais qui endommage souvent des cellules nerveuses spécialisées nommées « neurones sensoriels ». Ceux-ci transmettent l’information relative au mouvement et à la conscience de notre environnement du cerveau vers toutes les autres parties du corps. Les dommages entraînent une douleur si intense que la chimiothérapie est souvent interrompue avant la fin du traitement. Baptisés « neuropathie périphérique associée à la chimiothérapie » (NPAC), les dommages aux neurones sensoriels touchent 30 % à 40 % des patients atteints d’un cancer au Canada. À ce jour, il n’existe aucun médicament pour prévenir ou traiter la NPAC, car les chercheurs ne disposent généralement pas de cellules nerveuses périphériques humaines pour développer des tests de criblage de médicaments robustes capables d’évaluer les effets secondaires de nouvelles cibles thérapeutiques.

À l’aide de sang congelé fourni par des donneurs, l’équipe de l’institut de recherche sur les cellules souches et le cancer de l’université McMaster a mis au point une technologie brevetée qui génère suffisamment de neurones sensoriels périphériques propres aux patients pour mener à la découverte de médicaments. Lorsqu’elles sont soumises à une chimiothérapie (au Taxol), les cellules présentent une réduction de la longueur des axones dose-dépendante quantifiable, imitant ainsi la présentation clinique de la NPAC. L’équipe a également miniaturisé et automatisé le test, ce qui permet maintenant d’évaluer des milliers de médicaments candidats pour le traitement de la NPAC. Les chercheurs commenceront par améliorer la robustesse et l’efficacité de la plateforme de criblage. Ensuite, ils utiliseront des composés homologués par la FDA pour valider les capacités prédictives de la plateforme en identifiant à la fois les cibles et les composés pour prévenir la NPAC. Leurs travaux jetteront les bases de l’identification d’agents chimiothérapeutiques et de médicaments anti-NPAC de prochaine génération.

Mickey Bhatia

McMaster University

Co-Investigateur

Karun Singh
McMaster University