*CRAIG SIMMONS

Foie artificiel pour des médicaments plus sûrs et plus efficaces : Modélisation 3D de tissus hépatiques pour le criblage à haut débit de l’efficacité et de l’hépatoxicité des médicaments

Défi : Une piètre efficacité et des effets toxiques imprévisibles sont les principales causes de retrait du marché des médicaments. De nombreux médicaments agissent de manière imprévisible chez les patients parce que les études précliniques ne permettent pas de modéliser avec précision la biologie humaine. Le foie exige une attention particulière puisqu’il a la responsabilité de métaboliser les médicaments. De meilleurs modèles du foie pourraient donc permettre l’identification et l’élimination de médicaments toxiques et inefficaces plus tôt durant le processus de découverte de médicaments.

Solution : Pour répondre à ce besoin, l’équipe a développé des microtissus tridimensionnels du foie démontrant une meilleure fonctionnalité par rapport aux modèles standards de foie. L’équipe incorpore ces microtissus à une plateforme microfluidique pour modéliser des matrices de tissus vascularisés. Ce nouveau modèle de foie amélioré est unique du fait de sa compatibilité avec les appareils de laboratoire standard ainsi qu’avec les processus de recherche et développement de l’industrie pharmaceutique, facilitant sa mise en place en un minimum de temps et d’effort. Ce nouveau modèle de foie est optimisé pour obtenir une fonctionnalité approchant davantage du tissu hépatique humain natif qu’il n’est possible avec les modèles classiques.

Réalisations/Impact : Au terme du projet, l’équipe a livré une plateforme microfluidique de grande utilité dans la modélisation de systèmes microphysiologiques, y compris la modélisation d’un foie vascularisé. En plus d’être compatible avec les appareils et le déroulement du travail en laboratoire, cette nouvelle technologie semble prometteuse comme système de modélisation in vitro de rechange afin de repousser les limites des modèles de foie classiques utilisés dans le développement de médicaments. En théorie, elle pourrait être utilisée dans un modèle de culture cellulaire pour tout tissu vascularisé. Un brevet a déjà été accordé au Canada pour cette nouvelle technologie alors que les demandes de brevet pour les É.-U. et l’UE sont en cours. Un partenariat avec CellScale a aussi été établi pour poursuivre le développement de la plateforme microfluidique afin d’en faire un produit commercialisable.

Investigateur principal :


Craig Simmons
Université de Toronto

Co-investigateurs

Michael Sefton, Denis Grant, M. Dean Chamberlain
Université de Toronto

Projet complété
300 000 $ / 2 ans
Soutenu par CQDM par l’entremise de :
• Pfizer
• Merck
• GSK
• Janssen
• Sanofi
• Boehringer Ingelheim
• Novartis
• BL-NCE
Et du partenaire de co-financement :
• OCE