EDWARD FON

Mieux cerner et traiter la maladie de Parkinson et la SLA grâce aux cellules souches pluripotentes inductibles humaines

 

Concours : Focus sur les neurosciences 2015
Financement : 1 500 000 $ / 3 ans
en collaboration avec la Fondation Brain Canada
Début : Novembre 2016

Au Canada, une personne sur 50 de plus de 65 ans souffre de la maladie de Parkinson ou de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), ce qui en fait deux des maladies neurodégénératives les plus courantes et les plus dévastatrices au pays. Plus encore, le vieillissement de la population conjugué à l’absence de traitements efficaces rend le développement de nouveaux traitements encore plus impératif.

Or, l’accès restreint aux neurones de patients touchés par ces maladies constitue un obstacle majeur à la recherche en neuroscience. Pour y remédier, les chercheurs ont identifié les facteurs dans l’organisme humain qui sont responsables de la transformation des cellules cutanées ou sanguines en cellules souches, également nommées cellules souches pluripotentes induites (CSPI). Cultivées dans un milieu cellulaire propice, ces CSPI se transforment en différents types de neurones qui peuvent ensuite servir à modéliser la maladie de Parkinson et la SLA et à effectuer des études et des essais.

L’équipe de recherche exploitera les propriétés des CSPI pour mettre au point une plateforme de découverte de médicaments inédite capable d’identifier de nouveaux composés agissant sur la maladie de Parkinson et la SLA. Outre les lignées cellulaires provenant de sujets sains, les chercheurs créeront 24 lignées cellulaires provenant de patients atteints de la maladie de Parkinson et de la SLA, dont 12 présentent une forme sporadique des maladies et 12 présentent une mutation génétique connue. Afin d’évaluer l’effet de médicaments potentiels sur ces neurones, l’équipe développera trois analyses spécifiques à la maladie de Parkinson qui mesureront respectivement la propagation de la synucléine, le renouvellement des mitochondries ainsi que l’activité du gène GBA1 par rapport à la fonction lysosomale. Ils feront de même pour la SLA en développant des analyses mesurant le captage et la propagation associés au gène SOD1, le mauvais repliement des protéines TDP43 et FUS1 ainsi que le renouvellement des mitochondries. Toutes les lignées cellulaires et les protocoles d’analyses seront rendus publics afin que le milieu de la recherche puisse accélérer la mise au point de nouveaux traitements pour ces maladies. De plus, la méthode proposée se prête bien à d’autres maladies neurologiques, notamment la sclérose en plaques, la démence ainsi que les troubles neuropsychiatriques.

Edward Fon

Montreal Neurological Institute and Hospital

Co-Investigateurs

Guy Rouleau
McGill University

Thomas Martin Durcan
McGill University

Philippe Seguela
McGill University

Nicolas Dupré
Université Laval

Neil Cashman
University of British Columbia