*MICKEY BHATIA

Utilisation du sang du patient pour développer une plate-forme reposant sur les neurones sensoriels pour traiter la neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie

Défi : Au Canada, les lésions des neurones sensoriels appelées « neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie » (NPIC) touchent de 30 à 40 % des patients atteints de cancer. Les neurones sensoriels transmettent de l’information du cerveau à toutes les autres parties du corps, ce qui nous permet de bouger et d’être conscients de notre environnement. La détérioration de ces cellules causée par la chimiothérapie entraîne une douleur intense menant souvent à l’interruption de la chimiothérapie. Malheureusement, la mise au point d’un test de criblage de médicaments visant à évaluer les effets secondaires de médicaments-candidats demeure très difficile, principalement en raison du manque d’accessibilité aux nerfs périphériques humains et de tests connexes.

Solution : L’équipe a mis au point une technologie exclusive pour générer des neurones sensoriels périphériques humains (iSNs) en quantité suffisante en utilisant du sang cryopréservé provenant de prélèvements effectués chez des donneurs adultes pour valider et tester les médicaments. Cette méthode contourne le besoin de générer et de caractériser des cellules pluripotentes induites. Ces neurones sensoriels sont le fondement d’un test miniaturisé et automatisé à haut débit permettant de déceler la neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie pour des milliers de médicaments-candidats.

Réalisations/Retombées : L’équipe a démontré que ces neurones sensoriels présentaient des altérations quantifiables au niveau de leur morphologie neuritique et ce, en réponse à l’administration de différentes dose chimiothérapeutique (Taxol). Un tel effet a été obtenu sans perte concomitante de viabilité, imitant ainsi le tableau clinique de la NPIC. L’équipe a déposé une demande de brevet pour protéger sa technologie et est maintenant prête à identifier des composés qui ne causent pas la neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie ou qui confèrent une protection contre celle-ci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chercheur principal:


Mickey Bhatia
Université McMaster

Co-chercheur:

Karun Singh
Université McMaster

Projet complété
300 000 $/2 ans
Soutenu par CQDM par l’entremise de :
• Merck
• Pfizer
• Boehringer Ingelheim
• GSK
• Janssen
• Novartis
• Sanofi
• BL-NCE

Et du partenaire de cofinancement :
• Centres d’excellence de l’Ontario