*DANIEL CHELSKY

Biomarqueurs sanguins pour le diagnostic des tumeurs neuroendocriniennes, le suivi de la progression de la maladie et l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques

Défi: Le cancer demeure l’une des principales causes de décès dans les pays développés. Les tumeurs endocriniennes associées à des cellules productrices d’hormones sont particulièrement inquiétantes. Ce type de tumeur peut produire une hypersécrétion d’hormones pouvant engendrer de graves complications. Le diagnostic précoce et précis est actuellement très difficile et les traitements des tumeurs à un stade avancé sont inefficaces. Par conséquent, il est urgent d’améliorer le diagnostic et de développer des traitements plus efficaces contre les tumeurs neuroendocriniennes.

Solution: Parce que l’agressivité des tumeurs neuroendocriniennes semble liée à l’importance de leur sécrétion, les chercheurs se sont surtout intéressés aux biomarqueurs des protéines sécrétées. L’équipe a utilisé la plateforme protéomique à grande échelle Caprion sur des lignées cellulaires de cancer neuroendocrinien et des tissus tumoraux. Plus de 350 protéines exprimées de façon différentielle ont été choisies comme biomarqueurs diagnostiques candidats. Les chercheurs ont ensuite évalué leur présence dans des sérums provenant de sujets présentant des phéochromocytomes (tumeurs apparaissant dans les glandes surrénales) ou de sujets témoins en bonne santé en utilisant un essai de spectrométrie de masse ciblé et quantitatif en mode « suivi de réactions multiples » (MRM [multiple reaction monitoring]). Une hiérarchisation plus poussée s’est traduite par la sélection de 9 cibles candidates intervenant dans la prolifération cellulaire et la croissance tumorale, la fusion membranaire, le trafic membranaire ou la modulation des activités de la Rho GTPase. In vitro, la désactivation de bon nombre de ces protéines a inhibé de façon marquée la sécrétion, ce qui laisse supposer qu’elles constituaient de nouvelles cibles attrayantes dans la modulation de la sécrétion dans les cellules endocrines.

Réalisations/impact : Les biomarqueurs protéiques sanguins identifiés dans le cadre de ce projet pourraient mener à une amélioration du diagnostic du cancer neuroendocrinien et du suivi de la progression de la maladie. Certains de ces marqueurs pourraient même représenter de nouvelles cibles thérapeutiques. Compte tenu de ces résultats, Caprion, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS, France) et Firalis ont formé un partenariat. L’entreprise biotechnique française a obtenu une licence pour certains biomarqueurs et a l’intention de développer des immuno-essais en vue d’une commercialisation ultérieure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Investigateurs principaux:


Daniel Chelsky
Caprion Biosciences

Stéphane Gasman
CNRS (France)

Co-investigateur

Eustache Paramithiotis
Caprion Biosciences

Projet complété
1 158 000 $/ 3 ans
Soutenu par le CQDM par
l’entremise de :

• AstraZeneca
• Merck
• Pfizer
• BL-NCE
 
Et des partenaires de cofinancement :
• Alsace Biovalley (France)
• Caprion Biosciences