Plate-forme d’enrichissement des cellules tumorales circulantes (CTC) pour la caractérisation et la sensibilité aux médicaments anticancéreux

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Défi : L’un des principaux défis du traitement du cancer est de stopper les cellules cancéreuses avant qu’elles ne forment des métastases dans d’autres tissus, auquel cas la maladie peut devenir résistante à l’intervention thérapeutique. Au cours de la progression du cancer, les cellules tumorales circulantes (CTC) sont libérées de la tumeur primaire ou de ses sites métastatiques et leur nombre suit de près la progression de la maladie. Cependant, les CTC sont hétérogènes et circulent en très petit nombre, ce qui rend difficile leur isolement et leur étude à l’aide des procédures standard d’analyse du sang.

Solution : Pour surmonter cette limitation, l’équipe a utilisé une méthode appelée aphérèse pour isoler, caractériser et développer les sous-populations de CTC à partir du sang de patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif. En utilisant la sélection négative (élimination des cellules normales portant un panel de marqueurs de surface), les chercheurs ont isolé et cultivé des CTC en nombre suffisant pour être caractérisés, stockés pour une utilisation ultérieure et utilisés pour des tests de sensibilité aux médicaments. Cette méthode représente une amélioration de plusieurs ordres de grandeur par rapport aux méthodes d’isolation actuelles. L’équipe a également utilisé l’analyse unicellulaire de l’ARN pour caractériser davantage l’hétérogénéité de la population de CTC.

Réalisations/Impact : L’équipe a mis au point une plateforme technologique fiable pour l’isolement, la caractérisation et le test in vitro de CTCs en grandes quantités provenant de patients cancéreux. Comme ces CTC peuvent désormais être cultivés in vitro, leur sensibilité ou leur résistance aux agents chimiothérapeutiques tels que le tamoxifène, l’herceptine, le taxol ou la doxorubicine peut être évaluée. L’équipe a en effet démontré que la sensibilité des CTC isolés à partir de patientes spécifiques atteintes d’un cancer du sein et traitées avec ces agents chimiothérapeutiques était en corrélation avec la réponse de la patiente. La plateforme développée au cours de ce projet n’est pas limitée au cancer du sein mais sera facilement applicable à d’autres types de cancers, notamment ceux de la prostate, des poumons et du mélanome.

Chercheur principal :
Richard Kremer
Santé de l’Université McGill
Centre
Co-investigateur
Catalin Mihalcioiu
Centre universitaire de santé McGill
Projet achevé
299 392 $/ 2 ans
Soutenu par le CQDM à travers :
– AstraZeneca
– Boehringer Ingelheim
– GSK
– Lilly
– Merck
– Pfizer
– BL-NCE
– IME
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