Développement d’une immunothérapie pour le cancer de la vessie en utilisant la plateforme d’administration de médicaments d’IMV

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Défi : Le cancer de la vessie est le cinquième cancer le plus fréquent au Canada. Chaque année, environ 80 000 personnes se verront diagnostiquer un cancer de la vessie et plus de 20 % d’entre elles mourront de cette maladie. Le traitement du cancer avancé de la vessie a été révolutionné ces dernières années par les succès cliniques impressionnants de l’immunothérapie basée sur les points de contrôle immunitaire (IC). Il a été démontré que le cancer avancé de la vessie est particulièrement sensible à l’immunothérapie basée sur la CI. Cependant, seule une fraction des patients bénéficie de ces immunothérapies et des efforts doivent être faits pour augmenter la proportion de patients répondeurs.

Solution : Dans de nombreux types de cancer, les tumeurs fortement infiltrées par des cellules immunitaires (appelées tumeurs enflammées ou « chaudes ») ont été associées à une meilleure réponse à l’immunothérapie basée sur la CI. Des stratégies visant à rendre les tumeurs « froides » « chaudes » ou les tumeurs « chaudes » encore plus « chaudes » sont nécessaires pour améliorer l’immunogénicité des tumeurs, augmenter la réponse immunitaire antitumorale et la réponse à l’immunothérapie à base de CI. L’induction d’une forte réponse des cellules T contre les antigènes associés aux tumeurs (AAT) à l’aide d’une formulation vaccinale efficace est l’un des moyens privilégiés pour atteindre cet objectif. Le présent projet vise à développer et à tester dans des contextes précliniques et cliniques une thérapie d’activation des cellules T du cancer de la vessie ciblant deux importantes AAT de la vessie, MAGE-A9 et la survivine, qui sont fréquemment exprimées dans les tumeurs de la vessie et en particulier celles qui ont un mauvais résultat. La thérapie d’activation des cellules T est basée sur la plateforme d’administration DPX développée par IMV, qui s’est avérée très performante dans l’induction de réponses des cellules T contre la survivine dans les études précliniques et cliniques.

Réalisations attendues/Impact : Le présent projet vise à fournir une preuve de principe que le DPX-SURMAGE combinant les peptides de survivine et de MAGE-A9 peut avoir une activité immunologique et antitumorale dans les études précliniques et cliniques. Cela permettra, en fin de compte, le développement d’un nouveau produit dans une nouvelle indication, qui, nous l’espérons, apportera des avantages cliniques aux patients souffrant du cancer de la vessie. En cas de succès, le nouveau produit, DPX-SURMAGE, pourrait également être testé dans différentes populations de patients telles que les patients atteints de cancer du poumon et du rein, où les deux antigènes sont fréquemment exprimés dans ces tumeurs. La diversification des populations ciblées apportera des avantages supplémentaires avec une toxicité supplémentaire limitée aux patients atteints de différents types de cancers, tout en élargissant l’application de la technologie DPX.

Chercheur principal :
Yves Fradet
CHU de Québec-
Université Laval
Co-investigateurs :
Alain Bergeron
CHU de Québec-
Université Laval
Stéphane Fiset
Marianne Stanford
Gabriela Rosu

IMV
Projet en cours
4 223 591 $ / 3 ans
Soutenu par le CQDM à travers :
– MEI
Et par partenaire de cofinancement :
– IMV
– Fondation du CHU de Québec
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